Quand on s’attaque à nous-mêmes…

On est souvent plus durs avec nous-mêmes qu’avec les autres. Mais est-il possible de minimiser nos critiques internes, voire les faire évoluer vers une communication interne plus bénéfique ?

ali-aydogmusmirror-attack-self-portraitmirro-attack-self-defense-cry-angry-reflection-tripod-movie-efeckt-efekt-defence
Copyright © 2015, Jelly Fields Corp

Vous avez encore perdu vos clefs, et vous entendez une voix qui vous dit d’un ton sévère : « T’es trop con, c’est pas possible ! »

Vous recevez un compliment et vous entendez aussitôt : « C’est sûrement pas vrai, c’était simplement pour te faire plaisir qu’on t’a dit ça ! »

D’où vient cette critique intérieure qui ne vous parle pas comme le ferai un véritable ami ? C’est une question pour laquelle vous trouverez peut-être une réponse en thérapie, mais l’Aïkido Verbal apporte des solutions d’une efficacité redoutable notamment sur votre capacité de faire évoluer cette voix et la façon dont elle s’exprime.

Voici trois questions que l’on se peut se poser : Que se passerait-il si tu arrivais à faire savoir à cette voix qu’il y a d’autres moyens de se parler qui seront nettement plus bénéfiques ? Comment tu te sentirais si, quand ça ne va pas comme tu voudrais, au lieu d’entendre « Qu’est-ce que tu es con! » (ou bien d’autres critiques) ta voix intérieure commençais à te parlait comme le fera un ami qui te rassure ou te soutient ? Enfin, à quoi ressemblerai cette nouvelle voix… elle te dirait quoi au juste ?

Vous savez peut-être déjà que, lors d’une attaque venant d’une autre personnes, la pratique de l’Aïkido Verbal nous donne la capacité d’orienter la grande majorité des échanges vers un résultat équilibré ou constructif. Le cas échéant, on arrive à faire nettement diminuer le niveau d’agressivité dans l’échange et à faire évoluer pour le mieux la dynamique de la relation à terme. Ceci dit, on ne peut en aucun cas obliger l’autre à accepter ce que l’on propose comme Ai-ki – en effet on propose un Aï-ki à l’autre, et suite à trois de ces propositions, on peut se retirer en bonne conscience. La bonne nouvelle c’est que, avec une critique ou attaque interne, on peut s’obliger nous-même à accepter la proposition d’un Aï-ki !

« Surmonter le « soi » n’est pas facile ; vous n’avez qu’à regarder les gens autour de vous qui perdent cette bataille pour comprendre cela. » Kanshu Sunadomari

Evidemment il n’y a pas de recette magique ; c’est l’intention, la pratique et la répétition (venez pratiquer dans nos ateliers !) qui fait développer notre capacité d’interrompre et de « reprogrammer » notre voix intérieur. Jusqu’au jour où on a perdu nos clefs et on entend quelqu’un qui nous rassure avec des mots apaisants et encourageants, et que l’on se rend compte que nous nous parlons à nous-même… comme à un ami. Une chose est sûr c’est qu’on est avec nous-même jusqu’à la fin de nos jours… alors autant que cela se passe bien !

Peace out

LA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *